La représentante spéciale et coordonnatrice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour la lutte contre la traite des êtres humains, Maria Grazia Giammarinaro, a souligné dans le cadre de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses que la promotion du travail décent et la protection des droits des travailleurs, y compris la liberté d'association, peuvent aider à prévenir et combattre la traite des êtres humains.
Dans son message de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses, Madame Giammarinaro a souligné que la traite à des fins d'exploitation du travail est une violation flagrante des droits de la personne et de la dignité humaine.
« Le 1er mai, nous devons penser aux millions d'hommes, de femmes et d'enfants dans le monde entier qui, sur une base quotidienne, sont privés de leurs droits, contraints de travailler jour et nuit dans des conditions inhumaines et dégradantes, sans rémunération ou pour un salaire qui assure à peine leur survie » a déclaré madame Giammarinaro.
La représentante spéciale de l'OSCE a souligné que la célébration de cette Journée internationale est l'occasion de sensibiliser à cette forme intolérable d'exploitation. « Les victimes de la traite humaine sont vulnérables en raison de leur situation économique et personnelle ou à cause d'un conflit. Ils sont souvent des travailleurs migrants, des demandeurs d'asile, des enfants non accompagnés et séparés, qui cherchent une vie meilleure et elles sont des proies pour les exploiteurs sans scrupules et aussi des organisations criminelles », a-t-elle déclaré.
Elle a aussi demandé une plus grande protection pour les droits des travailleuses domestiques puis elle a souligné l’importance de mettre l'accent sur le travail décent et la justice sociale pour prévenir la traite des êtres humains.